Depuis les traités fondateurs (Communauté européenne du charbon et de l'acier, 1952 ; Communauté économique européenne et Communauté européenne de l'énergie atomique, 1958), l'intégration économique de l'Europe a énormément progressé. Après le traitement, au cours d'une première phase, de questions touchant principalement aux politiques commerciale, agricole et douanière, d'autres domaines politiques ont été, au cours des années, communautarisés. Dernièrement, le renforcement de la coopération économique a été doublé de celui de la coopération politique. La réalisation du marché intérieur (en 1993) et de l'Union économique et monétaire (en 1999) ont été des étapes majeures du processus d'unification économique de l'Europe.
Depuis les traités fondateurs, le nombre des États membres de l'UE a, lui aussi, considérablement augmenté, passant au cours de diverses vagues d'élargissement (1973, 1981, 1995, 2004) de six à vingt-cinq. Parmi ces pays, douze partagent également une monnaie unique. Il s'agit de l'Allemagne, la France, l'Italie, l'Espagne, les Pays-Bas, la Belgique, le Portugal, la Grèce, l'Autriche, la Finlande, l'Irlande et le Luxembourg.
Avec l'introduction de l'euro, le 1er janvier 1999, la gestion de la politique monétaire a été confiée à la Banque centrale européenne. Celle-ci constitue, avec les banques centrales des États participants, le Système européen des banques centrales, dont la mission première est de veiller à la stabilité des prix en Europe. Les États membres restent responsables de la conduite de leur politique économique, même s'ils sont tenus, dans le cadre du Traité UE, de considérer cette dernière comme un domaine d'intérêt commun et de la coordonner à celles des autres États membres. Pour y parvenir, de grandes orientations de politique économique ont été définies. Celles-ci contiennent des recommandations pour la politique économique de la Communauté mais aussi des États membres. En outre, ces États membres s'engagent, dans le cadre du Pacte de stabilité et de croissance, à mener une politique budgétaire raisonnable reposant sur de solides bases, en évitant notamment les déficits excessifs et en visant, à moyen terme, un budget équilibré ou excédentaire. L'on s'assure ainsi que les pays participant à la zone euro contribuent, comme la Banque centrale européenne, à la stabilité et à la crédibilité de l'euro.