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Communiqués de presse

22.03.2006

Ursula Plassnik: « Donner une nouvelle impulsion au débat sur le futur de l’Europe»

 

A l’occasion de la séance de la commission principale du Conseil national du 21 mars et de la conférence de presse commune de ce jour avec le Chancelier fédéral Wolfgang Schüssel relative au prochain Conseil européen, la ministre des affaires étrangères Ursula Plassnik a donné des informations sur les principaux thèmes de la réunion des ministres des affaires étrangères du 23 mars à Bruxelles qui aura lieu en marge de la réunion du Conseil européen.

« En dehors des thèmes d’avenir qui figurent à l’ordre du jour du Conseil européen – emploi, croissance et énergie – je vais de nouveau aborder de manière informelle, lors de la réunion la veille au soir avec les ministres des affaires étrangères, la question du débat sur le futur de l'Europe » a précisé la ministre des affaires étrangères. « Mon souhait est de reprendre le fil des discussions et de donner une impulsion entre les ministres des affaires étrangères. Il ne s’agit pas encore de prendre des décisions concrètes, mais de structurer le prochain débat. Cela fait partie de notre stratégie pour renforcer la confiance des citoyens dans l’Europe. Notre objectif est de mettre en place un indicateur, une chorégraphie collective d’ici juin » a indiqué Mme Plassnik. Au cours de cette phase, il est irréaliste de vouloir travailler sur le texte de la constitution en tant que tel. Il s’agit bien plus d’aborder des questions concrètes qui intéressent le citoyen européen de telle manière à trouver des solutions, comme c’est par exemple le cas au sein du Conseil européen avec les priorités que sont la croissance et l’emploi.

Dans le cadre du débat sur le futur de l'Europe, les ministres des affaires étrangères vont aussi se préoccuper de la discussion relative à l'élargissement de l’Union européenne et de ses frontières. Mme Plassnik a fait référence au critère avancé en octobre 2005 par l’Autriche relatif à la capacité d’absorption de l’Union. La capacité d’absorption avait été critiquée à l’époque comme constituant une formule vide. Les débats en séance plénière de la semaine passée au Parlement européen ont pourtant montré que cette question était désormais thématisée par toutes les tendances politiques. « Après avoir dépassé notre fonction de briseur de glace, nous entrons désormais dans une phase de vastes débats. J’espère qu’une discussion de fond objective sera désormais possible » a souligné Mme Plassnik. Dans ce contexte, il s’agit aussi de prendre conscience de sa responsabilité en tant que Communauté de valeurs et de droit tout en déployant un mode d’avancement différencié – pays par pays.

En ce qui concerne les travaux actuels de la présidence autrichienne au niveau des ministres des affaires étrangères, Mme Plassnik a notamment fait référence aux avancées concrètes qui ont été réalisées par la présidence dans ses toutes premières semaines, notamment en ce qui concerne la réglementation d’aide financière à la communauté chypriote turque, le déblocage de l’accord des « Bilatérales II » avec la Suisse ou la « déclaration de Salzbourg » sur les Balkans occidentaux. « Lors de la réunion des ministres des Affaires étrangères à Salzbourg, le chemin à suivre et la perspective européenne en tant que moteur de réforme pour les Balkans occidentaux ont pu être confirmés. Ensemble avec la Commission européenne, la Présidence autrichienne a l'intention de lancer un programme afin de concrétiser désormais cette perspective étape par étape. Il s’agit de mettre en place une stratégie d’encouragement avec, en face de nous, un objectif européen commun » a souligné Mme Plassnik.

La ministre des Affaires étrangères a fait référence à l’annonce par la Commission de déposer un projet de mandat de négociation sur l'allègement du régime des visas pour l’ancienne République yougoslave de Macédoine. Il est important de pouvoir donner la possibilité aux jeunes d’expérimenter concrètement la perspective européenne. Dans ce contexte, il reste toutefois clair que des efforts doivent encore être fournis sur de nombreux points par les pays concernés, notamment en ce qui concerne l'État de droit et la sécurité.

En ce qui concerne le camp de prisonniers à Guantanamo, Mme Plassnik a indiqué que la demande de fermer le camp a déjà été soulevée à plusieurs reprises par certains États membres de l’UE et par des alliés des États-Unis. « Ces déclarations ont été positives et importantes, même si elles sont insuffisantes. En partant du principe que personne ne peut se trouver dans un espace de non droit, l’UE poursuit depuis longtemps un dialogue ciblé de juristes avec les États-Unis orienté sur l’application du droit international humanitaire et des droits de l’Homme dans le cadre de la lutte contre le terrorisme. Nous partons du principe que Guantanamo relèvera bientôt du passé » a relevé Mme Plassnik qui a fait référence à la nécessité d’une lutte contre le terrorisme qui soit crédible puisque conforme aux droits de l’homme.

 

Date: 23.03.2006